
Ce mercredi 27 mai, les musulmans célèbreront l’Aïd-el-Kébir, la fête du sacrifice. Dans les boucheries halal de Nice, les clients ne commandent presque plus de moutons entiers et préfèrent acheter des pièces d’agneau déjà découpées.
Lors de l’Aïd-el-Kébir, les familles, traditionnellement, égorgent un mouton ou bien achètent une bête entière, déjà abattue. Mais, dans les boucheries halal de Nice, la plupart des clients sont venus acheter des pièces prédécoupées : côtelettes, gigots, brochettes, abats. « Ça leur revient moins cher », explique Abdallah Jainat, vendeur de la Boucherie du Coin à Nice.
Un mouton entier est vendu 350 euros
Il observe que la clientèle a baissé par rapport aux années précédentes : « C’est parce que le prix de la viande a doublé. Avant, on achetait l’agneau à huit euros le kilo, là maintenant, il est à 14 euros prix d’achat. »
« 360, 400, certains sont vendus 500 euros, je trouve que c’est trop », regrette Ibtissam, une cliente qui recevra une dizaine de personnes de sa famille, chez elle. Cette année, elle a décidé de ne pas commander de bête entière, mais elle a dépensé près de 200 euros à la Boucherie de l’Atlas, en achetant « des côtelettes, des merguez pour les enfants, de la viande hachée, des tripes, du foie », explique-t-elle.
Dans cette boucherie, un mouton entier est vendu 350 euros. Les bêtes sont élevées et abattues en Espagne, avant d’arriver à Nice, pour le deuxième jour de l’Aïd. « C’est après la prière qu’il faut le sacrifier », explique le gérant Alhussein Kalfaoui. Ici, les commandes de mouton entier ont drastiquement baissé. Au début des années 2000, la Boucherie de l’Atlas vendait près de 300 moutons pour l’Aïd. Ils n’en ont vendu qu’une trentaine cette année.
L’abattage rituel n’est autorisé par la préfecture que dans 16 abattoirs de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Aucun abattoir des Alpes-Maritimes n’est agréé.
